Mariée |
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Pendant longtemps, j'ai cherché "l'âme sœur". Ce n'est pas facile de trouver la personne que vous pourrez vraiment aimer et avec qui vous pourrez partager le restant de vos jours. Après avoir renouvelé mon engagement chrétien en 1997, j'ai prié Dieu pour qu'Il me donne l'homme de ma vie ou qu'Il m'aide à vivre célibataire si telle était Sa volonté. De plus, je Lui avais donné certaines conditions: l'homme en question devait avoir les mêmes convictions que moi, jouer du piano et ne pas avoir de barbe (car je n'aimais pas cela). Vous croirez peut-être qu'il s'agit d'une simple coïncidence, mais en 1998, est arrivé dans mon église, Graham Buik. Nous ne sommes pas tombé amoureux tout de suite. Par contre, comme il était musicien et moi aussi, nous avons travaillé ensemble dans l'église. Entre autres, je lui avais proposé d'organiser une répétition de chorale hebdomadaire chez moi (dans la maison de mes parents), car j'avais de la place et un petit clavier. Ma maman m'avait dit un jour, après une répétition, que Graham ferait un bon mari pour moi. Elle m'avait demandé son âge, mais je n'en avais aucune idée. Je lui ai dit qu'il était sûrement trop vieux et qu'en plus, il avait une barbe. En ce qui me concernait, il était hors de question qu'il devienne mon mari. Un jour, il est venu chez moi, car nous avions décidé de faire un enregistrement pour que les membres de la chorale puissent répéter chez eux à l'aide d'une cassette audio. Avant qu'il n'arrive chez moi, il avait reçu un coup de téléphone d'un ami qui lui a proposé d'enregistrer un CD plutôt qu'une cassette audio. Lorsque Graham est venu, nous n'avons donc pas enregistré de cassette, mais il a commencé à me parler de cet ami et par la même occasion, il m'a un peu raconté sa vie. Ce jour-là, j'ai beaucoup rigolé, car j'ai constaté qu'il avait un parcours similaire au mien. C'était tellement frappant que j'ai abandonné mon idée au sujet de son âge (il a dix ans de plus que moi) et de sa barbe. Nous sommes donc tombés amoureux. Nous avons constaté que nous avons énormément de points communs et nous adorons travailler ensemble. Nous sommes des perfectionnistes tous les deux. C'est ainsi que nous avons décidé de nous marier. Pour des raisons pratiques, notre mariage civil eu lieu en Ecosse à Edimbourg le 29 mai 2000 (c'était un jour férié en Angleterre, mais pas en Ecosse). Nous n'avions personne de notre entourage qui pouvait être présent alors nous avons décidé de trouver des témoins sur place. Le jour même, nous sommes arrivés au bureau d'Etat civil en avance et nous avons accosté un jeune couple dans la rue. Ils ne se sont même pas arrêté. Alors, nous nous sommes adressés à un couple de gens plus âgés qui regardaient la vitrine d'une librairie. Ils ont d'abord cru que nous voulions regarder dans la vitrine, mais nous leur avons expliqué que nous cherchions des témoins pour notre mariage. Ils furent ravis et acceptèrent notre invitation. Il était encore trop tôt pour l'heure du mariage, mais l'Officier d'Etat civil (Mme Louise Budge), nous a demandé si nous pouvions commencer tout de suite afin de ne pas retenir les témoins trop longtemps. Nous avons accepté, puisque nous n'attendions personne. La cérémonie eut lieu et ensuite, nous nous rendîmes dans la pièce d'à côté pour signer les registres. Quelle ne fut pas notre surprise, lorsque nous vîmes un couple dans cette salle: c'étaient les parents de Graham. Incroyable mais vrai: leur voiture avait été volée et grâce à l'argent de l'assurance, ils purent se procurer juste la veille de notre mariage, une voiture d'occasion plus spacieuse que la voiture précédente. C'est ainsi que le papa de Graham, qui souffrait de douleurs aux hanches, ... pût quand même conduire, d'autant plus que lui et sa femme s'étaient levés tôt ce matin-là et avaient donc juste le temps d'arriver à Edimbourg pour l'heure de la cérémonie. Autre fait étonnant: les initiales des prénoms de mes parents, de ceux de Graham et des témoins sont les mêmes. (Annie et Jean, Agnes et James, Anna et John). C'est aussi en Ecosse que nous avions acheté notre gâteau de mariage pour la cérémonie religieuse. Il s'agissait de 3 gâteaux de tailles différentes que l'on pouvait "empiler" grâce à de jolis piliers en plastiques, le tout acheté chez Marks & Spencer. J'ai bien failli perdre à la fois l'un des gâteaux et mon mari. En effet, sur le chemin du retour vers Bruxelles, à la gare de Waterloo International à Londres, ce gâteau est tombé entre le quai et le train qui était sur le point de partir. Mon mari n'a pas hésité une seconde: il m'a donné son manteau et est descendu entre le quai et le train pour récupérer le gâteau. J'ai cru que c'était la fin. Quelle frayeur ! Heureusement, tout s'est bien passé, il est remonté rapidement avec le gâteau et nous avons eu juste le temps de sauter avec nos bagages dans le train avant que les portes ne se ferment. Une semaine plus tard, le 4 juin 2000, nous célébrions notre mariage religieux en bilingue (français-anglais). Ce fut une vraie réussite avec, entre autre, la présence de plusieurs de mes collègues du journal Le Soir, des amis des danses folkloriques, mon professeur de guitare, mais aussi des membres de la chorale de notre église à Londres et les membres de la chorale de Bruxelles. Là aussi, nous avons eu quelques surprises... Le pasteur anglophone qui devait célébrer la cérémonie en duplex avec notre pasteur francophone, avait commis une petite erreur en indiquant la date dans son agenda et n'est donc jamais arrivé ce jour-là. Heureusement, ce n'étaient pas les ministres du culte qui manquaient en raison d'une conférence ministérielle qui venait de s'achever. Ce fut donc celui qui nous avait conseillé d'annoncer fin 1999 notre mariage pendant le prochain "millenium" et à qui nous avions demandé de faire la lecture de 1 Corinthiens 13, qui pris la relève pour la partie anglophone. Notre maître de cérémonie, Andreas Fischer, est Suisse et maîtrise très bien le français, l'anglais et l'allemand. Il fut parfait et nous le remercions chaleureusement. Nous l'avions rencontré à Londres et il avait demandé à Graham de corriger et éditer un livre ("The Righteous of Switzerland" - Meir Wagner) qu'il avait traduit de l'allemand vers l'anglais. C'est d'ailleurs grâce au lancement de ce livre que nous avons eu la chance d'aller à New York, Indianapolis, Washington et Vienne. Jules (un animateur de danses folkloriques) et les membres de Farandole Grenier (pour plus d'infos, consultez la page danses folkloriques), se chargèrent d'organiser gratuitement un petit bal, qui fut fort apprécié. Vers 19 heures, tout était terminé et nous pouvions nous rendre dans un charmant hôtel à Waterloo pour le début de notre lune de miel. Il y aurait encore beaucoup de choses à raconter, mais ce sera peut-être pour une autre fois. |
La dernière mise à jour de ce site date du 12-06-2010